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Et si le Bitcoin avait légalisé toutes les drogues ?
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Et si le Bitcoin avait légalisé toutes les drogues ?

Bien le bonjour !

Vous avez bien lu le titre et le meilleur dans ce qui va suivre, ce que vous allez vous rendre compte qu’il n’est pas putaclic.

En ce moment outre-atlantique un débat anime les chaumières : est-ce que la blockchain peut sauver l’industrie du cannabis ?
Vous n’êtes pas sans savoir que quelques états américain ont légalisé soit le cannabis médical, soit carrément l’usage récréatif. Ce qui amène son lot de solution …et de problèmes. Je ne vais pas entrer ici dans le débat “anti” ou “pro” légalisation, et encore moins parler uniquement de cannabis parce que bon, ça serait vraiment cacher la forêt derrière le plant et surtout, ce n’est pas spécialement l’endroit.

Alors, quel est le lien entre Bitcoin et légalisation des drogues ? Si je vous parle de Tor, Silk Road, Hansa Market, Alphabay… ça vous évoque quelque chose ?
Les puristes diront “bien sûr, 2013, c’était l’époque où le Bitcoin était à moins de 1200$ !” (Ah la belle époque !).
Et puis il y aura les autres. Les usager(e)s. Ceux et celles qui utilisaient le Bitcoin pour acheter leur drogue en toute tranquillité (ou presque) sur le Dark Web. Et à cette époque, cela représentait… 90% de l’utilisation du réseau ! On peut donc clairement dire que l’utilité première du Bitcoin était d’acheter des drogues sur le Dark Web après l’essai réussi de la pizza.

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Je parlerai ici de cette seconde catégorie : les usagers. Car avant d’être un outil spéculatif pour des requins ayant les dents rayant le parquet ou des algorithmes valant quelques milliers voir millions de dollars, c’est un outil qui permet de réduire énormément de risques liés à l’achat et l’utilisation des drogues !
Entre les votes pour les vendeurs “legit”, la description et origine du produit, les retours utilisateurs, les réponses apportées aux questions que se posent les nouveaux usagers, le système d’Escrow, le multi-sig… Quoi qu’on en dise, c’est autant de sécurités apportées qui amènent une confiance bien supérieure à l’achat dans le local à poubelle de la cité du coin.
Et les points que j’ai cité, n’est-ce pas l’exigence minimale de n’importe quel(le) consommateur(trice) voulant acheter un produit ?

Jusque là, lorsque je parlais des drogues, c’était un peu le prélude, je parlais surtout des plus connues : Cannabis, champotes, coke, MD, ecstasy, LSD, héro, amphétamines, etc. Et puis un autre type de marché est apparu. Celui des Research Chemicals (RC’s).
Alors on va jouer au jeu des différences pour que vous compreniez bien la subtilité :

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Le système d’interdiction des drogues (on va rester sur le modèle français, il n’y a que les lois sur le traffic qui sont internationales) classe les produits selon leur structure moléculaire. Dans cet exemple, si on bidouille un peu la molécule de Kétamine, on obtient de la Methoxetamine (MXE) qui n’était pas réglementée lors de sa création (en 2010). De fait, elle était donc légale… jusqu’à ce qu’elle soit interdite quelques années plus tard.
Si vous faites une petite recherche, vous allez vous rendre compte que chaque année de nouveaux RC’s apparaissent pour passer outre la loi, rendant obsolète le système prohibitionniste en place depuis 50 ans.
Est-ce qu’acheter un RC fait de l’acheteur un criminel ? Quid des opioïdes prescrits en masse ?

Je ne parle pas des Legal High qu’on peut acheter sur le Clear Web, on est ici pour parler crypto :3

Maintenant je pense que vous devez comprendre pourquoi ai-je nommé cet article comme ça non ?
Et bien tout simplement parce qu’aujourd’hui, c’est la spéculation qui représente 90% du l’utilisation du réseau Bitcoin. Et alors ? Et alors au temps de Silk Road, le FBI-NSA-DEA n’avait qu’à tirer au sort dans les adresses BTC pour avoir au pire, un acheteur, au mieux, un dealer.
Au temps de Binance, ils doivent recommencer à jouer au chat et à la souris et faire des opérations internationales conjointes pour arriver à fermer les markets… Qui repoussent quelques jours après, toujours plus nombreux et plus clandestins. En moins de 5 ans nous avons eu un bis repetita de 50 ans de prohibition avec les mêmes effets et les mêmes résultats.

Alors continuez de trader ! Quel meilleur camouflage que celui d’être fondu dans la masse ? Il faudrait être fou pour se mettre un gyrophare sur la tête dans la liesse en disant “youhou regardez mon envoi est crypté”.

En conclusion :
– Vu que Cryptoland n’a pas de loi en tant que tel
– Vu que Cryptoland est géré par ses utilisateurs
– Vu qu’il est extrêmement simple d’obtenir de la drogue en passant par le Dark Web
– Vu qu’il y a 120 transactions “criminellement visibles” par heure

Je peux aisément prétendre que le Bitcoin a légalisé toutes les drogues, sous une forme que personne n’a pu prédire.

Est-ce que le statu quo perdurera ?
Très honnêtement, je ne pense pas. Au mieux, les Etats/entreprises/communautés qui ont maintenant la blockchain a disposition pour tracer toute la production + distribution pourront enrayer efficacement le trafic et se concentrer sur la lutte de vente d’arme, d’organe et d’humain.
Au pire, j’espère que vous ferez beaucoup de profit en spéculant pour payer vos impôts qui partiront en partie… dans la lutte contre les drogues et surtout les drogués !

 

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3 Commentaires

  1. Excusez-moi pour toutes les fautes d’orthographe, grammaire… je me suis mal relu 🙁

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  2. Très intéressant ! 🙂

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  3. Article et thématique originales, merci beaucoup ! ! !

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