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Pourquoi l’Unicef mise sur le don en cryptos
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Pourquoi l’Unicef mise sur le don en cryptos

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Unicef France veut « braquer les projecteurs sur le monde encore mal connu des cryptomonnaies », assume Hubert Chaminade, responsable de la collecte digitale. Depuis mercredi dernier, l’agence onusienne accepte les dons libellés en bitcoins mais aussi sous formes de 8 autres altcoins. Un geste fort pour l’adoption des jetons numériques qui répond à des besoins criants du milieu associatif.

Il est désormais possible de transférer du bitcoin ($BTC), de l’ether ($ETH + tokens ERC20), du litecoin ($LTC), du ripple ($XRP), du bitcoin cash ($BCH), du dash ($DASH), du monero ($XMR), de l’eos ($EOS) et du stellar ($XLM) directement dans les portefeuilles électroniques de l’organisation française.

« Nous nous sommes concentrés sur les plus larges capitalisations de marché, sur le Top 10 basiquement. Nous n’avons pas retenu le cardano étant donné que tous nos wallets ne l’acceptaient pas. Et pour des raisons plus idéologiques si l’on peut dire, nous avons préféré le stellar au tether », détaille Hubert Chaminade.

Parallèlement, Unicef France convie les nocoiners de fait à réaliser un « don gratuit » en minant pour son compte les 6 cryptomonnaies qui sont minables (il suffit de paramétrer son logiciel avec l’une des clés de réception de l’agence).

« Même si les cours ont nettement baissé, nous sommes face à une technologie qui prend de l’ampleur et nous voulons jouer un rôle de démocratisation », reconnaît le webmarketer.

Unicef France ne craint pas de se mettre à dos ses membres fidèles malgré la mauvaise réputation dont sont parfois affublées certaines monnaies numériques, sur le plan légal ou environnemental.

« Nous avons confiance dans l’amélioration continue des appareils de minage, des méthodes de consensus, des protocoles de gouvernance », affirme Hubert Chaminade.

Ajoutons que le recours aux cryptomonnaies diminue drastiquement les frais de transactions et de transfert, amortit les variations de taux de change et gomme ainsi les frontières entre terrain de récolte et terrain d’action. Ce qui en théorie accorde plus d’argent aux objectifs humanitaires et moins aux intermédiaires.

Enfin, reste à savoir si l’Unicef se limitera à soutenir ces cryptomonnaies ou réalisera bientôt sa propre ICO: émettre un token dédié à rendre la vie de chaque enfant meilleure s’inscrirait dans le prolongement logique de ses efforts de démocratisation.

« Notre fonds d’innovation à New York réfléchit aux utilisations de la blockchain qui permettraient de soutenir nos actions, c’est donc une piste envisagée », concède Hubert Chaminade

 

 

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